Aïd el-Adha 2026 au Mali
La prochaine date n’est pas encore annoncée
Aïd el-Adha ne suit pas un calendrier fixe : sa date est arrêtée par une autorité — observation de la lune, décret ou avis officiel — et n’est souvent connue que quelques jours avant la fête.
Nous publions la date dès sa parution officielle, avec sa source. Nous préférons ne rien afficher plutôt qu’avancer une estimation qui se révélerait fausse.
Fête du sacrifice, aussi appelée Tabaski en Afrique de l’Ouest. Soixante-dix jours après l’Aïd el-Fitr.

D’où ça vient
L’Aïd el-Adha — la « fête du sacrifice » — commémore le geste d’Ibrahim (Abraham), prêt à sacrifier son fils sur ordre de Dieu, arrêté au dernier moment et autorisé à immoler un bélier à sa place. C’est la plus solennelle des deux grandes fêtes musulmanes.
Elle tombe le 10 du mois de dhou al-hijja, au lendemain de la station à Arafat qui est le sommet du pèlerinage à La Mecque. Comme l’Aïd el-Fitr, sa date dépend de l’observation du croissant de lune, et peut donc varier d’un jour d’un pays à l’autre : ce site ne l’affiche qu’une fois annoncée, sans jamais l’estimer.
Comment on la fête
Prière collective au matin, puis le sacrifice d’un mouton — ou d’un autre animal selon les moyens et le pays. La viande se partage traditionnellement en trois : un tiers pour la famille, un tiers pour les proches et les voisins, un tiers pour les plus démunis. Cette règle du partage est le cœur de la fête, pas le sacrifice lui-même.
En Afrique de l’Ouest, elle porte un autre nom : la Tabaski, au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. C’est la plus grande fête de l’année dans ces pays, avec ses tenues neuves cousues pour l’occasion, ses retours au village et un marché aux moutons qui s’installe des semaines à l’avance.
Particularité locale
Et au Mali ?
Au Mali, l’Aïd el-Kebir s’appelle sèli ba en bambara — la grande fête —, écrit Seliba dans les communiqués officiels. Le mois de dhou al-hijja y porte d’ailleurs le nom de Seliba kalo, le mois de la grande fête.
Les préparatifs sont codifiés : le chef de famille achète des habits neufs pour tous, les femmes et les filles se font tresser, les garçons coiffer, et les épouses se noircissent les pieds au henné.
La presse malienne la présente comme la fête du pardon autant que celle de l’aumône, et note qu’elle est célébrée par presque toutes les couches de la société, y compris par des non-musulmans.
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